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Certes, ceci ne fait pas l’affaire des industriels actuels qui ont grandi dans un système économique qui consiste à équiper le plus possibles de ménages et d’entreprises. Cependant, une disposition européenne, reprise en France au début de cette année 2015, ouvre la porte au paradigme de l’économie de la fonctionnalité : il est désormais possible aux pouvoirs publics d’accorder des aides, non plus seulement pour acquérir des biens, mais pour y avoir accès.

Cette disposition est passée inaperçue dans les médias (à moins que je ne sois pas à l’écoute des bons médias…). Dommage car elle amène un débat nouveau et important.

Il y a une autre manière de regarder cette disposition : lorsque les ménages ou les entreprises achètent des biens, ils construisent un patrimoine. Lorsqu’ils les louent, ils nourrissent une rente.

Les consommateurs n’ont plus de patrimoine. Alors, il devient nécessaire de repenser la protection des agents économiques (les individus et même les entreprises) qui deviennent de plus en plus dépendants d’acteurs qui accaparent les réseaux, la distribution et le financement des équipements.

Une nouvelle forme de démocratie, éclairée par tous les abus que nous constatons, reste à imaginer. Une démocratie capable de favoriser les acteurs du bien commun et non les prédateurs.

Cette prédation / accaparement concerne également l’économie circulaire.

Exemple de prédation déjà perceptible : tous les biens doivent être à l’abri des usures précoces. C’est pourquoi il doit être possible de refabriquer les pièces défectueuses. Ceci devient progressivement possible dans les FabLab dotés d’imprimantes 3D (diversifiées).

Ceci suppose que les fabricants rendent accessible les informations nécessaires à cette refabrication (matériaux et images 3D).

Pour le moment, rien n’oblige les fabricants à rendre cette information disponible aisément et à un coût attractif. Les géants du net y pensent pour nous…

Approfondissons cette question dès à présent.