La dynamique de l’énergie et de l’information

Il explique le lien entre l’énergie et l’information : « avec de l’énergie, je peux produire de l’information qui va permettre à d’autre d’économiser de l’énergie ».

 

Il revient également sur l’idée que la monnaie permet de stocker (puis de dépenser) de la création de valeur obtenue avec des formes de dépense d’énergie que nous appelons du « travail » et / ou de la prise de risque.

 

Il explique que l’or ne convient plus. Alors, il introduit le bitcoin. Les mineurs physiques deviennent des mineurs numériques, qui dépensent de l’électricité pour produire de la monnaie.

Il pose comme avantage à cette mutation qu’avec la technologie blockchain, la monnaie est gérée de manière décentralisée, ce qui est censé libérer les démocraties de l’emprise des géants de la finance.

 

Mais il ne prend pas position sur la gouvernance de ce réseau de mineurs, en particulier pour ce qui est de l’encadrement démocratique qu’il impose.

La démonstration doit donc être éclairée par des considérations politiques et sociétales.

Les USA ont leur idée en tête qui s’inscrit dans la prolongation du concept des GAFAM : proposer aux nations une monnaie gérée par une (ou des) entreprises privées, supposées apolitiques.

    

La monnaie hormone des échanges

La question est en réalité plus profonde : la monnaie est l’hormone d’échange entre les Hommes. Sans monnaie, point d’économie. Les Hommes recréent des monnaies dès lors qu’ils ont perdu celle qui les lient. En effet, la monnaie scelle le dénouement des échanges. Or, sans échanges, l’Homme ne peut rien faire. Dès lors, son problème est de gérer ses échanges : la qualité, la disponibilité et la quantité sont à équilibrer.

Pour cela, il faut que la collectivité crée les conditions de sa prospérité, c’est-à-dire un climat qui favorise la confiance et l’innovation.  

 

La monnaie est liée à la notion de confiance, celle qui permet à un peuple de faire cohésion. La cohésion de l’humanité tout entière à une même monnaie et à un même processus démocratique de gouvernance semble peu réaliste et peut-être peu souhaitable : le vivant a besoin de diversité pour évoluer.

 

Certes, la nature généralise ses meilleures innovations (les plumes pour les oiseaux, les poumons pour les mammifères…). Mais la monnaie touche à l’économie et l’économie, c’est la manière dont une communauté décide de partager la valeur qu’elle crée. Elle doit le faire à sa manière et être libre de faire évoluer sa gouvernance.

Ainsi, la comparaison entre l’énergie et la monnaie permet de réfléchir, mais d’autres pistes doivent être explorées. Car, ce qui est certain, c’est que la logique actuelle ne peut perdurer.

Continuons le débat …

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